Women of Moncton // Femmes de Moncton

Femmes de Moncton // Pascale Landry

Pour lancer le premier article en français de la série Femmes de Moncton, je vous présente la jeune entrepreneur Pascale Landry. J’ai premièrement rencontré Pascale lorsque j’ai entendu qu’une toute nouvelle boutique de linge deuxième-main ouvrait sur la Saint-George. J’avais hâte d’aller magasiner et j’étais très surprise de trouver une si jeune femme se lancer dans une telle aventure. Je savais qu’elle allait être une personne très intéressante et inspirante dès le premier moment que je l’ai vu. Et donc voici ce dont on a jaser lorsque j’ai été lui poser des questions de vive voie.

Pascale Landry de la Boutique Caprice

Parles-moi un peu de toi-même et de ton entreprise.

Je m’appelle Pascale Landry. J’ai 27 ans et je suis la propriétaire de Boutique Caprice. Je suis une personne qui s’intéresse beaucoup à l’environnement et de trouver des meilleures façon de consommer. J’essaie d’être plus écologique, mais j’ai des goûts particuliers et parfois c’est difficile de trouver des choses qui sont à la fois écologiques et à la fois esthétique. Donc c’est de là que mon entreprise est née.

C’est quoi le slow-fashion?

Le slow fashion consiste de moins consommer en terme de vêtements et de s’assurer que les vêtements qu’on achète sont fabriqués de façon équitable. La plupart des vêtements qui se trouvent dans les grands magasins de chaines sont faites en Chine. La raison pour laquelle ces vêtements là ne sont pas cher c’est parce qu’ils sont de moins bonne qualité et qu’ils sont faits dans des conditions non-sécuritaires. Donc le slow-fashion va un peu contre cette idée là. Le but du slow fashion est de ralentir notre montant de consommation, de s’acheter du linge qui va durer plus longtemps et qui va demeurer dans notre garde-robe à long terme.

Femmes de Moncton

Comment as-tu commencé à travailler dans ton domaine?

Je me suis toujours intéressé à la mode. Mon entreprise est né de là, de mon désir d’être originale, de ne pas ressembler à tout le monde. C’était un hobby au début qui a tourné dans une entreprise.

Quel est le plus grand défi auquel tu as du faire face?

Il y en a eu pleins. Mais ce que je trouve le plus difficile c’est que les moments hauts sont vraiment haut, et les moments bas sont vraiment bas en business. Donc quand ça va bien, ça va vraiment bien. Mais lorsque ça va mal, c’est extrêmement démoralisant. Il faut que je me détache, que j’apprenne à me laisser moins affecter par ces moments bas.

Qui est-ce qui t’inspire?

Mes parents, pour différentes raisons. Mon père parce qu’il prend beaucoup de risques. Il n’a pas peur d’essayer, même si les choses ne vont pas comme c’était planifié. Je trouve ça vraiment admirable. Et ma mère parce qu’elle l’appuie, même lorsqu’il faut qu’elle se mette un peu à l’arrière plan. Je la trouve honnêtement altruiste, qu’elle puisse le laisser vivre ses rêves et ses ambitions.

Et aussi mon mari. Il est toujours là pour m’appuyer, de façon financier, de façon morale. Il croit toujours en moi, même quand je ne crois pas en moi-même. Les gens me félicitent souvent, mais ce qu’ils voient pas c’est les moments difficiles que je partage mon mari. Chaque entrepreneur à quelqu’un avec lui ou avec elle qui les soutient, qui leur remonte le morale, et qui n’est pas toujours remercié.

Femmes de Moncton

Quels sont tes aspirations pour le futur?

Ça c’est une très bonne question que j’aimerais pouvoir réponse, mais je ne suis pas certaine. Ça change tout le temps. J’ai plusieurs projets en tête, mais chaque projet que je vais entreprendre doit respecter ma philosophie qui est de marier l’écologie avec l’esthétique. Mon but c’est de montrer qu’on n’a pas besoin de sacrifier la beauté afin d’avoir des produits écologiques. Je trouve que c’est encore plus intéressant de décorer de cette façon là, parce que ça permet d’être originale et de partager une histoire derrière ton environnement.

Quels conseils donnerais-tu à d’autres femmes?

On a tendance de ne pas croire en nos habiletés. Je pense qu’il faut vraiment croire en soi-même et en ses capacités. Il faut qu’on arrête de s’abaisser. Il faut plutôt se mettre à l’avant, foncer, et surmonter l’adversité.

Je suggère aussi fortement d’approcher d’autres femmes, de chercher leur appuie et de leur poser des questions. En générale, je pense que toutes femmes veulent voir d’autres femmes avoir du succès. Il faut s’entre-aider, que ce soit d’autres entrepreneurs, des amies, etc.

Comment peut-on te rejoindre?

Soit sur Facebook ou sur Instagram.