WOMEN OF MONCTON // FEMMES DE MONCTON

Femmes de Moncton // Michèle LeBlanc

La femme que je vous présente aujourd’hui dans la série Femmes de Moncton est quelqu’un que j’admire beaucoup. Dès notre première rencontre – en fait, même avant notre première rencontre – je savais qu’elle allait être une personne admirable. Je l’ai rencontré à travers son mari, qui était mon prof à l’Université de Moncton au temps. Puis depuis ce temps-là, on se voit chaque semaine puisqu’on est toutes les deux membres du Choeur Beauséjour. Mais cette femme est bien plus qu’une choriste. Elle est une personne énergétique et pleine de joie. Elle est radiante, chaleureuse et bienveillante. Je vous la présente: la belle Michèle LeBlanc.

Parle moi un peu de toi-même.

Je m’appelle Michèle LeBlanc. Je suis originaire de Ste-Marie-de-Kent, mais ça fait la plupart ma vie adulte que j’habite à Moncton. Je suis partie aux études, puis j’ai travaillé pour une dizaine d’années à l’extérieur de Moncton. Ça fait maintenant 12 ans que moi et mon mari Roger on est de retour à Moncton. On a deux enfants, Anna et Élodie. Je travaille comme bibliothécaire et je suis chef de service à la bibliothèque de droit à l’Université de Moncton.

Comment te décrirais-tu? 

Je suis quelqu’un de vraiment tranquille. J’aime être à l’arrière-scène. J’aime beaucoup aider les gens, mais je ne cherche pas la reconnaissance. Je suis une personne introvertie. Je trouve ça vraiment enrichissant de pouvoir aider les autres, sans vouloir être à l’avant-plan.

Femme de Moncton

Comment as tu commencé à travailler dans ton domaine? 

J’ai fait mon bacc en musique, puis après j’ai commencé une maitrise en musicologie. Quand j’ai commencé ma maitrise, j’ai tellement détesté ça. Je suis allée voir ma directrice de recherche et elle m’a demandé “Pourquoi t’es venu ici?” Je lui ai répondu que j’aimerais travailler dans les archives de musique. Et elle m’a expliqué que j’étais pas au bon endroit pour ça. J’ai fini par faire une Maitrise en science de l’information avec une spécialisation en archivistique.

Que ressemble ton travail de jour à jour?

J’ai deux fonction principales. Comme bibliothécaire – la partie que je préfère – j’aide les étudiants quand ils ont des questions de recherche. Je leur donne une piste pour commencer. 

Je suis aussi responsable des livres et des bases de données. Je gère le budget pour les livres, et des choses comme ça. 

J’ai aussi une deuxième fonction, et ça c’est mon travail comme chef de service. Le poste de chef de service est un mandant de 3 ans. Dans ce rôle là, je suis responsable de la gestion quotidienne de la bibliothèque. Je suis la superviseur des employés, je m’occupe des plaintes, et tout le reste. 

Il y a aussi 3 volets de notre travail à l’université. On a le volet professionnel, le service à la collectivité (je siège sur des comités), et le volet recherche. 

Comment balances-tu ta vie personnelle et ta vie professionnelle? 

Moi j’ai trois vies – personnelle, professionnelle, et familiale. C’est vraiment un défi. Je suis chanceuse que mon emploi ne m’exige pas de voyager, mon mari à un horaire qui lui permet d’être avec les enfants les après-midi. Mais c’est quand même difficile de trouver la balance. 

J’admire le monde qui trouve cette équilibre. J’ai pas trouvé ça, l’équilibre. Mais je fais des efforts. Je fais du temps pour moi-même avec la chorale. 

Qu’est-ce que tu aimes à propos de Moncton? 

J’aime vraiment la vibe de Moncton. On a fait un choix conscient de venir s’installer dans la ville de Moncton. C’est relaxe, et il y a un grand aspect multiculturel. Il y a beaucoup plus de diversité que lorsqu’on j’étais venu à Moncton il y a 20 ans. Moncton est un endroit chaleureux et accueillant, en plus d’avoir une ouverture aux autres. 

Quels sont les plus grands défis que tu as du faire face? 

2013 a été une année très difficile. Ma fille Élodie avait fait une grosse réaction allergique, puis 6 semaines plus tard on a appris que Roger avait un cancer. Ça tout arrivé en même temps, on a perdu un peu le contrôle de la vie. J’étais extrêmement stressé. J’avais pas encore terminé de dealer avec l’allergie d’Élodie, puis là la maladie de Roger est arrivé. D’habitude je suis une personne optimiste, je me dis normalement que c’est correcte, les choses arrivent, je suis forte assez pour passer à travers. Mais là quand on a su pour Roger, je ne pensais pas être capable de faire ça. Les filles étaient tellement jeunes, elles ne comprenaient pas se qui ce passait. Je me sentais seule, j’en avais trop sur mon assiette. Ça me fait du bien de parler de ces choses là. On était très ouverts avec les enfants, on parlait ouvertement de la situation. Puis on a été chanceux. Malgré tout ce qui s’est passé, Roger s’en est bien sortie. On s’est adapté à la nouvelle vie, et on s’ajuste bien à la réalité. C’est un happy ending, et je suis infiniment reconnaissante de comment les choses se sont passé.  

Femmes de Moncton

Qui est-ce qui t’inspire? 

J’ai jamais été quelqu’un qui avait des idols. Il n’y a pas une personne spécifique, mais j’admire les gens qui osent vivre l’aventure. Ça m’inspire quand les gens prennent prennent des leap of faith, qui osent suivre leur passion.  Il faut vraiment faire confiance dans la vie pour se lancer dans des projets comme cela.

Quels sont tes aspirations pour le futur? 

J’ai toujours rêvé de voyager depuis que je suis jeune. J’ai pas eu la chance de faire beaucoup de voyage parce que je suis trop prudente. J’ai peur de vivre avec de l’insécurité financière, mais un jour j’aimerais ça découvrir le monde, découvrir des nouvelles cultures. Je pense que ce rêve là tire du fait que lorsqu’on est en voyage en famille, on fait rien d’autre, on est juste ensemble. J’adore qu’on vie ces expériences là ensemble. 

Femmes de Moncton

Quels conseils donnerais-tu à d’autres femmes? 

Comme je l’ai mentionné, je ne suis pas très bonne (et je n’aime pas trop) donner des conseils. Mais j’ai pris ta question comme s’il y avait une leçon de vie que j’aimerais que nos filles apprennent plus tôt que tard. J’aimerais qu’elles apprennent à vivre de façon optimiste, d’apprendre à virer une situation de bord pour trouver son côté positif… même si le côté positif se limite à tirer une leçon d’une situation difficile – c’est quand même le mindset qui change et ça facilite notre façon de dealer avec les difficultés, petites et grandes, de la vie.

Ah! Et apprendre à persévérer. C’est une aptitude nécessaire! Malheureusement, je n’ai pas de conseils pour acquérir cette aptitude, autre que de la mettre en pratique.


J’aimerais remercier Michèle LeBlanc d’avoir partager quelques petites histoires de sa vie avec nous tous.

Si vous connaissez d’autres femmes que vous pensez qui devraient figurer dans cette série, SVP veuillez nous contacter avec plus d’information.

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