WOMEN OF MONCTON // FEMMES DE MONCTON

Femmes de Moncton // Dawn Després-Smyth

Connaissez-vous la série Femmes de Moncton? Pour le décrire brièvement, je partage les histoires de femmes inspirantes vivant dans la région du Grand Moncton. Aujourd’hui je vous présente Dawn Després-Smyth.

J’ai premièrement rencontré Dawn Després-Smyth lorsque j’ai décidé de me porter bénévole pour le Festival 506 en 2015. Depuis ce temps-là, on s’est pas croisé trop souvent, mais je la suivait de près sur les médias sociaux car elle était une personne que j’admirais beaucoup. J’ai surtout adoré suivre ses aventures en tant que femme à tout faire alentour de sa maison. Dawn Després-Smyth est bien plus qu’une femme professionnelle – elle est doué au travail de réparation et excelle en tant que maman extraordinaire aussi! Sans plus tarder, je vous la présente.

Dawn Despres-Smyth
Photo: Kandise Brown

Parles-moi un peu de toi. Qui est Dawn Després-Smyth? 

Je m’appelle Dawn Despres-Smyth. Je suis originaire de St Basile. Je suis déménagé ici à Moncton pour faire mes études à l’Université de Moncton. J’ai vécu en Ontario, en Colombie-Britannique, et ensuite j’ai redéménagé à Moncton en 2009/2010 pour se rapprocher de la famille parce qu’on avait des jeunes enfants.

Je travail à Musique NB – je fais la communication, je fais le service aux membres, et j’organise les évènements.

Pourquoi Moncton?

J’adore Moncton. On habite au centre-ville. On peut marcher pour aller au marché, pour faire nos commission, pour aller au travail, à la bibliothèque, etc. Pour moi, c’est la ville idéale en terme de grosseur. C’est gros assez qu’il y a des bons restos, il y a des magasins, il y a des choses à faire; mais c’est pas si gros que tu te sens perdu dans la foule. Partout ou tu vas, tu fini par rencontrer quelqu’un qui connait quelqu’un que tu connait! J’aime ces connexions là, qu’on fini tous par se connaitre dans une ville Moncton.

Moncton a une charme et une qualité. La dualité linguistique est l’une des grandes forces de Moncton. Je suis vraiment fière d’habiter dans une ville bilingue. 

Comment as-tu commencé à travailler dans le domaine de la musique?

J’ai commencé un peu dans le domaine quand les ECMA sont venu à Moncton. Il y avait un poste pour la coordination des bénévoles qui s’est ouvert et puis en toute naïveté, j’ai postulé. Je me suis trouvé responsable de 450 bénévoles pour la compagnie Host. C’était la première fois que j’avais un projet de cet ampleur là. J’ai été très chanceuse de tomber sur ma patronne, Sarah Robinson. Elle était un très bon mentor. Elle m’a pris en main, elle m’a guidé. Elle a su calmer mes insécurités quand je n’étais pas certaine de moi-même. Elle a vraiment réussi a channeler mes forces et de compenser de mes faiblesses.

J’ai continuer a travailler avec la compagnie Host pour quelques années. Bien que j’ai beaucoup aimé mes expériences, c’était trop demandant en terme de temps. Pour moi, c’a ne valait pas le salaire de perdre tout ce temps là pour ma vie personnelle. J’ai pris une sabbatique, puis le poste de Musique NB a ouvert. En Novembre 2015, j’ai commencé à travaillé ici. 

Femmes de Moncton
Photo: Kandise Brown

Comment réussi tu à trouver un équilibre entre ta vie personnelle et ta vie professionnelle?

Je suis vraiment choyée parce que Musique NB et le directeur général Jean Surette ont une approche vraiment qui vise à avoir cette balance là de vie personnelle et vie professionnelle pour l’environment de travail. Ce qu’ils nous offrent c’est une flexibilité de prendre du temps pour soi-même. Il n’y jamais aucune difficulté à changer nos horaires et de s’organiser pour trouver cette balance.

Avant de travailler a Musique NB, je changeais d’emploi à tous les trois ans. J’avais besoin de prendre une pause. Rendu ici, lorsque j’ai demandé pour 2 mois de congé pour me rétablir après un gros festival, c’était tout de suite oui. Je trouve que c’est facile d’avoir cet équilibre parce qu’on a un patron et un CA qui valorise cela.

Quel est l’un des plus grands défis que tu as a du faire face?

Je pense que mon plus grand défi a été d’accepter le genre de personne que je suis. Je suis quelqu’un d’introvertie. Je ne peux pas prendre de décisions rapidement. J’ai besoin de réfléchir à la question. J’ai toujours vu tout cela comme des faiblesses.

C’est juste dans ma vingtaine que j’ai pris le test de personalité de Myers-Briggs. De lire les résultats, j’ai réalisé que ce n’est pas un défaut, c’est juste comme ça que je suis. Le plus grand défi a été d’apprendre a m’accepter comme je le suis. C’est pas toujours évident, mais ce que moi je perçois comme faiblesse, d’autres gens voient ça comme des forces, et ça aide de se le rappeler.

Dawn Despres-Smyth Femmes de Moncton
Photo: Kandise Brown

Quelles sont tes aspirations pour le futur?

Du côté personnel, j’aime beaucoup les rénovations de maison. On a acheté notre maison lorsqu’on a déménagé a Moncton. C’était une petite maison qui avait l’air rouillé, il y avait du tapis rose – en gros, il y avait beaucoup de travail à faire. Mon mari m’a demandé “Es tu sur que tu veux acheter cette maison là?” Puis j’ai dit absolument. Moi dans ma tête, je la voyais exactement comme elle commence à ressembler maintenant.

Chaque année on fait quelques projets sur la maison. La plupart du travail c’est tout moi qui le fait.

Toute suite je viens de finir une salle de bain, et je travail sur notre chambre à coucher. Mon ambition c’est d’amener la maison là ou je l’ai dans ma tête.

Qui est-ce qui t’inspire?

Les personnes qui m’inspirent le plus sont les jeunes femmes de l’industrie de la musique. Par exemple, Christine Dubé, Penelope Stevens, Chloé Breault, Pauline Abel, Erin Bond, Indigo Poirier, Lisa LeBlanc pour n’en nommer que quelques unes.
L’industrie de la musique est un milieu encore très masculin. Les attitudes changent, mais le Old Boys Club existe encore. Ce n’est déjà pas un environnement facile, peu importe son genre, mais les commentaires dérisoires, les attitudes de “Tu dois être la blonde du guitariste”, la permission que certains se donnent à les intimider, font que ça peut en décourager plusieurs.
Je trouve ces jeunes femmes là déterminées, intelligentes et très inspirantes!
Photo: Frédéric Gayer

Quels conseils donnerait tu a d’autres femmes? 

J’encourage toutes les femmes de se donner la permission de prendre du temps pour soi. Lorsque je prend du temps pour moi-même, j’ai tendance à se sentir coupable. C’est important de se rappeler que c’est correcte de faire quelque chose juste pour soi-même, d’être égoïste d’une certaine façon. C’est-à-dire que si je passe 95% de mon temps à ne pas être égoïste, j’ai le droit de prendre 5% de mon temps pour penser à moi.

Pour les mamans, je sais qu’il y en a beaucoup qui ont des opinions fortes, mais malgré cela, je pense qu’on doit toutes faire confiance que les autres femmes sont intelligentes assez pour élevé leurs enfants à leur façon. C’est important d’offrir du support, surtout aux nouvelles mamans. Juste d’être emphatique envers les autres. 

Comment les gens peuvent-ils te rejoindre ou trouver plus d’informations à propos de Musique NB?

Vous pouvez trouver Musique NB sur les médias sociaux – c’est moi qui gère les comptes. La direction qu’on a pris sur les musique sociaux c’est qu’on veut se positionner comme approchable. On utilise beaucoup d’humour. On essaie aussi de donner beaucoup d’informations. 

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